Qu’est-ce que le programme Certified Kubernetes Administrator ?

Publié par Adrien Pavone le

Grâce à la popularité et à l’utilisation généralisée de Kubernetes, la Cloud Native Computing Foundation (CNCF) et la Linux Foundation ont créé trois certifications Kubernetes afin de normaliser la formation et les certifications pour les ingénieurs qui souhaitent étendre et illustrer leurs connaissances sur la plateforme.

Dans cet article, nous allons vous expliquer ce qu’est CKA (Certified Kubernetes Administrator), puis nous allons explorer ses avantages et citer quelques conseils à suivre pour obtenir cette certification.

Quelles sont les certifications Kubernetes ?

Il existe trois certifications Kubernetes : Certified Kubernetes Administrator (CKA), Certified Kubernetes Application Developer (CKAD) et Certified Kubernetes Security Specialist (CKS). Les candidats obtiennent la certification après avoir réussi l’examen.

Pour réussir ces examens, un candidat doit montrer sa compréhension de Kubernetes et de la façon dont ses composants sont liés entre eux. Toutes les questions sont pratiques, et non à choix multiple, de sorte que vous ne pouvez pas simplement deviner les réponses.

Certified Kubernetes Administrator (CKA)

Le CKA s’adresse aux ingénieurs Kubernetes, aux ingénieurs du cloud et aux autres professionnels de l’informatique chargés de créer, déployer et configurer des applications natives du cloud avec Kubernetes. Dans cet examen, vous allez tester votre capacité à déployer et à configurer un cluster Kubernetes, ainsi que votre compréhension des concepts fondamentaux. Les candidats disposent de deux heures pour passer l’examen et doivent obtenir un score de 66% ou plus pour obtenir la certification.

L’examen CKA porte sur les domaines suivants :

  • Architecture, installation et configuration des clusters : 25%
  • Le Workloads et le Scheduling : 15%
  • Services et mise en réseau : 20%
  • Stockage : 10%
  • Troubleshooting : 30%

Avantages de la Certification Kubernetes pour les administrateurs

Pourquoi prendre la peine de passer une certification Kubernetes ? Si cela semble représenter beaucoup de travail, vous avez raison. Mais ce dur labeur en vaut la peine pour beaucoup de gens. Les ingénieurs ayant obtenu la certification Kubernetes en tirent de nombreux avantages :

Sortez du lot : Une certification Kubernetes donne de l’allure à votre CV et vous permet de vous démarquer de la concurrence. Les entreprises faisant de plus en plus appel à K8s, votre expertise sera un atout immédiat.

Obtenez une augmentation de salaire : Une certification de haut niveau, comme le CKA, le CKAD ou le CKS, vous donne la possibilité d’obtenir un meilleur salaire. Réussir ces examens n’est pas une tâche facile, aussi les entreprises à la recherche d’ingénieurs K8s sont prêtes à payer davantage car les certifications montrent que vous n’êtes pas seulement expérimenté, mais que vous comprenez vraiment la plate-forme.

S’épanouir personnellement : Réussir ces examens est gratifiant sur le plan personnel : vous avez sacrifié du temps libre et du plaisir pour étudier et vous préparer, donc réussir l’examen est gratifiant en soi. Ensuite, vous pouvez même passer à un autre ensemble de compétences sur lequel vous concentrer.

Devenez un expert de Kubernetes : Après avoir passé l’examen, les concepts de Kubernetes deviennent simples. Après la frustration que vous pouvez éprouver en tant que nouveau venu sur Kubernetes, le plaisir de le comprendre en vaut la peine et n’a pas de prix.

Diversifiez et élargissez vos connaissances : L’architecture K8s a été construite sur les principes des Twelve-Factors App, donc en devenant certifié K8s, vous avez une bonne base dans la méthodologie pour concevoir des logiciels en tant que service, ce qui va soutenir une variété d’applications SaaS. C’est ce qu’on appelle développer ses compétences.

Préparation aux examens de certification Kubernetes

Comme pour tout examen, la préparation n’est pas facile, mais elle n’a rien de sorcier. Vous aurez besoin de beaucoup de temps pour étudier et vous entraîner. De nombreux ingénieurs performants se préparent en quatre mois, à raison de 2 à 3 heures par jour.

Les étapes à suivre pour se préparer aux examens

  • Familiarisez-vous avec Kubernetes et les éléments constitutifs d’un cluster
  • Essayez d’installer un cluster à partir de zéro, avec kubeadm ou encore en suivant la méthode The Hard Way
  • Comprenez les concepts et la manière d’utiliser réellement le cluster
  • Suivez les tâches fournies par Kubernetes. Cette étape fournit des cas d’utilisation réels et des exemples
  • Expérimentez avec kubectl pour analyser les résultats.
  • Pratiquez, pratiquez, pratiquez. Sans expérience pratique et sans pratique du travail et du déploiement sur un cluster, il sera très difficile de réussir les examens. Une bonne façon de s’exercer : utilisez une application de test et déployez-la sur votre cluster en cours d’exécution, puis essayez d’atteindre certains objectifs à l’aide de cette application.

Conseils à prendre en considération pendant l’examen

Voici une liste de conseils que vous devriez suivre afin d’augmenter vos chances de réussite aux examens :

  • Pendant l’examen, si vous bloquez sur une réponse, flaguez-la continuez. Résolvez d’abord les questions de faible poids pour gagner en confiance, puis passez aux questions de poids plus élevé, qui nécessitent un peu de réflexion.
  • Ne mémorisez pas la syntaxe YAML complète des différents objets Kubernetes, utilisez plutôt les commandes impératives ou copiez-collez le code de la documentation de Kubernetes.
  • Utilisez l’auto complétion et utilisez l’alias export do="--dry-run=client -o yaml" avant de commencer l’examen. Les étapes sont données ici : https://kubernetes.io/docs/reference/kubectl/cheatsheet/. Cela vous fera gagner beaucoup de temps à l’examen.
  • Utilisez le bloc-notes pour copier/éditer les extraits de la documentation de Kubernetes pendant l’examen.
  • N’oubliez pas de vous placer dans le bon contexte pendant l’examen, car il y a de nombreux clusters, d’où la commande de commutation donnée au dessus de la question.
  • Pratiquez au travers les cours de Mumshad Mannambeth et sa plateforme Kodekloud. Pour ma part, j’ai pris 2 sessions killer.sh, un test blanc constitué de 25 questions avec 2h de temps, ce qui m’a permis de mieux gérer mon temps et de combler mes lacunes. J’ai recommencé une session killer.sh grâce à la planification de la certification qui délivre 2 examens blanc sur cette plateforme.

Prendre la décision

Si vous hésitez encore à vous lancer dans un examen, n’oubliez pas que CKA est une certification utile et très recherchée. Elle donne un coup de fouet à votre CV et améliorera vos chances. Bien que l’examen soit difficile, c’est pour une bonne raison : la plateforme Kubernetes exige une compréhension théorique approfondie ainsi qu’une utilisation réelle dans un environnement de production. En réussissant l’examen, vous pouvez être sûr de pouvoir appliquer ces connaissances dans un scénario réel.

Un dernier conseil : lorsque vous vous inscrivez à l’examen, vous avez droit à une reprise gratuite. Il est possible d’échouer à l’examen, mais la reprise gratuite vous permet de vous familiariser avec le type de questions posées et de mieux vous préparer pour la deuxième session. Bonne chance !


J’espère que cet article vous aura plu, si vous avez des questions ou des remarques sur ce que j’ai pu écrire n’hésitez pas à réagir avec moi par mail ou en commentaire ! N’hésitez pas à me dire également si ce genre d’article vous plaît !

Merci pour votre lecture et à bientôt !


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